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Ouvrir un bar : budget, licence et étapes

Ouvrir un bar en France : licence III ou IV, déclaration en mairie, budget poste par poste, règles ERP, Sacem, affichages obligatoires et checklist.

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Pour ouvrir un bar en France, vous choisissez un concept et sa licence, vous trouvez un local où un débit de boissons est permis, vous obtenez ou rachetez la licence, et vous déclarez l’ouverture en mairie au moins 15 jours avant. Suivent les règles des établissements recevant du public (ERP), la Sacem, les affichages, le stock et l’équipe. Un cabinet d’expertise comptable en ligne chiffre le tout de 89 000 € à 250 300 € (août 2026, HT ou TTC non précisé).

La licence décide du reste. La licence III, pour la bière et le vin, est gratuite mais soumise à un quota communal. La licence IV, pour les alcools forts, ne se crée plus : on la rachète. Les quotas, les zones protégées et les heures de fermeture se fixent localement, par la préfecture ou la commune, jamais au niveau national. Ce guide décrit le droit français ; la Belgique, la Suisse et le Québec ont leurs propres règles.

C’est une information générale, pas un conseil juridique ou fiscal, à jour en septembre 2026. Platevio, le logiciel de caisse que nous éditons, ne déclare, ne dépose et ne certifie rien auprès d’aucune administration. Pour votre cas, adressez-vous à la mairie (à Paris, à la préfecture de police), à la préfecture, et lisez les fiches de service-public.fr.

Choisir le bar que vous ouvrez vraiment

Le concept décide de la licence, de la cuisine, du régime de la musique et de la taille de la salle.

ConceptCe que ça change
Bar de quartierBière, vin, apéritifs. Un pastis ou un whisky exige une licence IV. Il vit de ses habitués : le local doit être là où ils passent déjà.
Bar à vins ou à bièresUne licence III gratuite suffit jusqu’à 18 degrés, si la commune est sous le quota d’un débit pour 450 habitants.
Bar à cocktailsUne licence IV à racheter. Un ticket plus haut, mais plus de travail par verre, plus de bouteilles et plus de glace que prévu.
Bar avec DJ ou concertsUn bar à ambiance musicale, exclu du tarif café-restaurant de la Sacem. Des sons amplifiés diffusés à titre habituel imposent une étude de l’impact des nuisances sonores.
Bar-brasserie avec cuisineDes plats avec des produits d’origine animale : déclaration à la DDPP avant l’ouverture. La licence restaurant ne couvre l’alcool qu’avec un repas, donc le verre pris au comptoir exige une licence III ou IV.

Un bar est aussi un ERP, dont la catégorie dépend du public reçu (voir plus bas). Avant de vous engager, passez devant le local un vendredi à 22 h puis un mardi, et comptez les bars qu’un client croiserait avant d’arriver chez vous.

Un calendrier réaliste, étape par étape

Nous n’avons trouvé aucune durée totale officielle. Voici un enchaînement pour un local existant, avec les délais que fixent les textes. Un local brut sous permis de construire allonge tout.

  1. Concept et business plan. Clientèle, carte et prix, budget par poste, prévisionnel sur douze mois avec un premier trimestre lent, et accès à la licence. Notre guide du business plan de restaurant sert aussi pour un bar.
  2. Financement. Apport, prêt bancaire, prêt brasseur. Ce dernier est courant, mais le contrat d’approvisionnement qui l’accompagne mérite une lecture attentive.
  3. Local et bail. La clause de destination doit permettre un bar. Pour ajouter une activité connexe, vous écrivez au bailleur en recommandé ; il a deux mois pour contester.
  4. Licence. Une mutation se déclare au moins 15 jours avant (un mois après un décès) ; un transfert depuis une autre commune demande l’autorisation du préfet.
  5. Travaux. L’autorisation de travaux d’un ERP est instruite en quatre mois, et le silence vaut accord ; cinq mois avec un permis de construire.
  6. Ouverture de l’ERP. Après des travaux sous permis de construire, l’autorisation d’ouverture se demande plus d’un mois avant, avec la visite de réception de la commission de sécurité.
  7. Déclarations. L’ouverture au moins 15 jours avant ; la DDPP avant l’ouverture si vous servez des plats ; la Sacem avant d’installer la sono, pour 20 % de réduction.
  8. Recrutement. Une DPAE avant chaque prise de poste, au plus tôt 8 jours avant l’embauche.
  9. Les dernières semaines. Soft opening, corrections, puis la vraie ouverture.

Ce que coûte l’ouverture d’un bar

Nous n’avons trouvé aucun budget officiel en accès libre. Voici les fourchettes d’un cabinet d’expertise comptable en ligne, mises à jour en août 2026, qui ne précise pas HT ou TTC.

PosteFourchette (HT ou TTC non précisé)
Droit au bail20 000 à 80 000 €
Travaux et mise aux normes30 000 à 60 000 €
Équipement et mobilier20 000 à 40 000 €
Licence III ou IV0 à 30 000 €
Stock initial3 000 à 8 000 €
Formations500 à 800 €
Frais administratifs500 à 1 500 €
Fonds de roulement15 000 à 30 000 €
Total89 000 à 250 300 €

Trois réserves :

  • La ligne licence est celle du cabinet. Les licences III et restaurant sont gratuites. Une licence IV se rachète à un prix de cession entre particuliers, pas une taxe : de 7 500 € à 50 000 € selon des courtiers et des sites juridiques (2025–2026). Notre article sur la licence IV donne le détail par zone.
  • Les vrais projets débordent dans les deux sens. Un ancien bar repris demande moins de travaux ; un local brut en grande ville en demande bien plus.
  • Un logiciel de caisse, ce sont quatre coûts : le logiciel, les appareils, les imprimantes et la commission sur les cartes.

Traitez le fonds de roulement comme un poste. Prenons un bar qui prévoit de perdre 6 000 € par mois pendant trois mois : 18 000 € rien que pour cela, plus les loyers d’avant l’ouverture et une réserve pour la machine à glaçons qui lâche un samedi.

Exemples de prix : la tireuse à bière

Prix relevés en septembre 2026 sur les sites des vendeurs.

ModèleVendeurPrix
Tireuse à froid sec, 2 becs, 60 L/hLe Comptoir du Brasseur990 € TTC
Tireuse de comptoir, 2 becs, 86 L/h (Pro Event M 2A CG)Rolling Beers1 197,50 € TTC
Armoire à fûts réfrigérée, 2 becs, deux fûts de 50 LRestaushop1 972 € HT (2 366,40 € TTC)

La licence, en bref

Quelle licence

  • Licence III : les boissons sans alcool et les boissons fermentées jusqu’à 18 degrés, comme le vin, la bière ou le cidre. Gratuite, mais une commune n’en délivre plus quand ses licences III et IV atteignent un débit pour 450 habitants.
  • Licence IV : en plus, les alcools de plus de 18 degrés, comme le rhum, le gin, le whisky ou le pastis. Aucune nouvelle licence IV ne peut être créée : on la rachète.
  • Licence restaurant : l’alcool seulement pendant les repas, avec la nourriture. Elle ne suffit pas à un bar.

Servir sur place la nuit ne demande aucune formation en plus : votre licence suffit.

Reprise, transfert et déclaration

Racheter un bar avec sa licence est une mutation, déclarée au moins 15 jours avant (un mois après un décès). Faire venir une licence d’une autre commune est un transfert : l’autorisation du préfet, puis la déclaration à la mairie d’accueil au moins 15 jours avant d’exploiter. Les conditions, la règle des licences inexploitées et une checklist avant de signer sont dans notre article sur la licence IV.

La déclaration d’ouverture se fait sur le Cerfa 11542, au moins 15 jours avant, en mairie (à Paris, à la préfecture de police ; l’Alsace-Moselle a son propre régime, en préfecture). Le récépissé, Cerfa 11543, prouve la licence : gardez-le. L’exploitant doit détenir un permis d’exploitation, obtenu après une formation d’au moins 20 heures sur trois jours et valable dix ans, comme l’indique la fiche « Licences de débits de boissons » de service-public.fr.

Les règles de service

  • Mineurs. Ni vente ni offre d’alcool (L3342-1) : 7 500 € d’amende et jusqu’à un an d’interdiction d’exploiter la licence. La personne qui sert exige la preuve de la majorité. Les moins de 16 ans sans parent, tuteur ou adulte n’entrent pas.
  • Ivresse. Servir ou recevoir une personne manifestement ivre est puni d’une amende (R3353-2).
  • Open bar. Offrir l’alcool à volonté ou le vendre au forfait est interdit (L3322-9), sauf fêtes et foires traditionnelles et dégustations en vue de la vente.
  • Happy hour. Autorisée, à condition de baisser aussi le prix des boissons sans alcool pendant la période (L3323-1).

Autres autorisations, musique et affichages

Ces démarches sont surtout locales, et la liste dépend de votre adresse.

Le bar est un ERP

Un bar est un ERP de type N (« restaurants ou débits de boissons »). Il reste en 5e catégorie sous 100 personnes en sous-sol, 200 en étages et 200 au total, personnel non compté. Il tient un registre de sécurité et un registre public d’accessibilité, consultable à l’accueil ou en ligne. En 5e catégorie, vous remplissez vous-même l’attestation d’accessibilité, et sans hébergement, la commission de sécurité ne fait pas de visite périodique.

Musique : Sacem et SPRE

Passer de la musique demande un accord avec la Sacem. Déclarée avant d’installer la sono, elle vous vaut 20 % de réduction sur le tarif café-restaurant, calculé selon les places assises et la population de la commune. La rémunération équitable de la SPRE s’y ajoute : la Sacem la facture à part, et chaque facture se règle sous 25 jours. Pour un café-restaurant, le barème SPRE 2026 démarre à 119,88 € HT par an ; c’est la seule part SPRE, pas le tarif Sacem.

Un bar qui diffuse de la musique amplifiée pour créer son ambiance est un bar à ambiance musicale. Il sort du tarif café-restaurant, et la SPRE y prend 1,65 % des recettes HT de l’activité, ou un forfait si cette assiette ne dépasse pas 153 000 € HT.

Le bruit

Le décret du 7 août 2017 ne vise pas tous les bars de la même façon :

  • 102 dB(A) et 118 dB(C) sur 15 minutes, jamais dépassés côté public : seulement quand le niveau dépasse 80 dB(A) en moyenne sur 8 heures.
  • Enregistrer et afficher les niveaux : au-delà de 300 personnes, discothèques mises à part.
  • Une étude de l’impact des nuisances sonores : pour les lieux qui diffusent des sons amplifiés à titre habituel. Elle peut imposer un limiteur.
  • Chez les voisins, dans un lieu clos, l’émergence reste sous 3 dB(A).

Tous les bars n’ont donc pas besoin d’une étude acoustique. En cas de doute, interrogez la mairie avant d’acheter la sono.

La terrasse

Une terrasse sur le trottoir se demande en mairie, ou en préfecture sur une grande artère ou une route départementale ou nationale : permis de stationnement pour une terrasse ouverte, permis de voirie pour une terrasse fermée. La commune fixe le droit de voirie. L’autorisation vaut souvent un an ou une saison, reste précaire et révocable, et s’en passer coûte 1 500 € d’amende. Pas de chauffage sur une terrasse ouverte.

Affichages obligatoires

  • La pancarte du type de licence
  • Les prix visibles de l’extérieur et en terrasse, en lettres d’au moins 1,5 cm : café noir, demi pression, bouteille de bière, jus de fruit, soda, eau minérale, apéritif anisé (avec sa contenance), plat du jour, sandwich
  • À l’intérieur, la liste des boissons et de leurs prix
  • L’eau potable servie gratuitement, signalée
  • Un étalage d’au moins dix boissons sans alcool, séparé et visible : jus de fruits ou de légumes, boisson gazeuse au jus de fruits, soda, limonade, sirop, eau minérale, eau gazéifiée
  • L’affiche sur l’ivresse publique et la protection des mineurs (arrêté du 17 octobre 2016)
  • Le panneau d’interdiction de fumer

Chaque client reçoit en outre une addition détaillée : nom et adresse de l’établissement, prix de chaque prestation, total.

Emplacement, bail et aménagement

Le local

Commencez par l’adresse. Le préfet fixe par arrêté des zones protégées où un débit de boissons ne peut pas s’ouvrir, notamment autour des stades et piscines, des hôpitaux et centres d’addictologie, des lieux d’accueil de la jeunesse et des établissements d’enseignement, à une distance mesurée depuis leur entrée principale. Un bar installé avant la création de la zone peut rester ; en ouvrir un dedans coûte 3 750 € d’amende. Vérifiez aussi le quota de licences III, la jauge que permet la surface, et qui habite au-dessus.

Le bail

La clause de destination fixe l’activité permise pendant tout le bail ; en changer passe par la déspécialisation. Au bout de 9 ans, vous avez droit au renouvellement, ou à une indemnité d’éviction. À négocier, à titre de conseil :

  • La destination « bar, débit de boissons », musique comprise si besoin
  • Une condition suspensive liée à la licence et aux autorisations
  • Une franchise de loyer pendant les travaux
  • Qui paie l’insonorisation, l’extraction et les mises aux normes
  • Une caution personnelle plafonnée
  • La cession du bail, pour revendre le fonds

L’aménagement

Dessinez le bar depuis les pieds du barman : bac à glaçons, bouteilles, évier et écran de caisse à portée de main. Un barman qui marche ralentit chaque tournée.

  • Comptoir, arrière-bar, tabourets
  • Sous le comptoir : bacs à glaçons, rail à bouteilles, lave-mains, évier, lave-verres
  • Froid : arrière-bar réfrigéré, armoire froide, tireuse et fûts
  • Une machine à glaçons dimensionnée pour l’heure la plus chargée
  • Verrerie, doseurs, shakers, becs verseurs
  • Caisse, imprimante à tickets, lecteur de carte, tiroir-caisse

Pour la cuisine d’un bar-brasserie, voyez notre liste d’équipement de cuisine professionnelle.

Stock, prix et équipe

Le stock de départ

Le cabinet cité plus haut compte 3 000 à 8 000 € de stock initial. Commencez étroit : fixez pour chaque produit un niveau de référence, la réserve voulue après chaque livraison, et ajustez-le après un mois de vraies ventes.

Le coût boisson

Coût boisson = (stock de début + achats − stock de fin) ÷ ventes HT

Faute de repère français sourcé, fixez votre propre objectif. Exemple : une bouteille de gin de 70 cl achetée 21 € HT donne 17,5 doses de 4 cl, soit 1,20 € HT la dose. Pour un coût boisson de 20 % (un exemple, pas une norme), la dose seule appelle un prix de 6,00 € HT. Ajoutez le tonic et la garniture, puis la TVA pour le prix TTC de la carte ; notre guide de la TVA en restauration donne les taux. Faites l’inventaire avant l’ouverture : ce sera le stock de début de votre premier calcul.

L’équipe

Un petit bar emploie en général des barmans, un commis de bar, des serveurs s’il a des tables, quelqu’un à la porte les soirs chargés et un responsable qui ferme. Les cafés et restaurants relèvent de la convention collective HCR (IDCC 1979), et personne ne se paie sous le Smic : 12,31 € brut de l’heure depuis le 1er juin 2026. Les extras passent en CDD d’usage, autorisé dans l’hôtellerie-restauration, avec un contrat écrit. Chaque embauche, extras compris, passe par une DPAE.

Formez l’équipe au refus de service avant le premier soir : le mineur, le client ivre, la pièce d’identité.

Lancement : checklist d’ouverture et erreurs fréquentes

Se faire connaître

Créez votre fiche d’établissement Google et vos comptes sur les réseaux sociaux dès la signature du bail, et montrez les travaux. Puis organisez deux ou trois soirées de soft opening pour les voisins et la presse locale : l’équipe s’entraîne sur des clients indulgents.

Checklist avant l’ouverture

  • Récépissé (Cerfa 11543) en main, licence affichée
  • Autorisation d’ouverture, si vos travaux l’exigent
  • Registre de sécurité et registre d’accessibilité
  • Déclaration à la DDPP, si vous servez des plats
  • Musique déclarée à la Sacem, SPRE comprise
  • Étude d’impact sonore, si vous diffusez des sons amplifiés à titre habituel
  • Autorisation de terrasse
  • Affichages en place
  • DPAE pour chaque salarié et chaque extra
  • Stock de départ compté
  • Logiciel de caisse paramétré (carte, suppléments, identifiants) et imprimantes testées
  • Lecteur de carte testé, fonds de caisse compté
  • Consignes écrites : identité, refus de service, incidents

Les erreurs fréquentes

  • Signer un bail dont la destination exclut le bar.
  • Compter sur la création d’une licence IV.
  • Oublier la SPRE, facturée à part de la Sacem.
  • Choisir un local en zone protégée.
  • Lancer une happy hour sans baisser les boissons sans alcool.
  • Former l’équipe après l’ouverture, au moment où un refus tourne mal.

Où Platevio a sa place (et où il ne l’a pas)

Platevio est un logiciel de caisse gratuit qui tourne dans le navigateur, sur les téléphones et les tablettes que vous avez déjà. Pour un bar, il tient ce qui déraille à la fermeture : l’addition.

  • Une addition ouverte par groupe. Un autre barman la rouvre et y ajoute la tournée suivante.
  • Doubles, sodas et notes sur le verre concerné.
  • Le prix est recopié sur la commande quand elle est prise. Remettre les prix après l’happy hour ne change pas les additions ouvertes.
  • Le partage selon ce que chacun a bu. Les espèces de l’un, la carte de l’autre, et le reste reste ouvert.
  • Au comptoir sans table, ou sur le plan de salle.
  • Tickets et bons de bar imprimés en WiFi, Ethernet, USB ou Bluetooth sur des imprimantes thermiques ESC/POS et Star Micronics.
  • Un identifiant et un rôle pour les propriétaires, gérants, serveurs et cuisiniers.

Ce qu’il ne fait pas :

  • Il n’encaisse pas les cartes. Il enregistre seulement comment l’addition a été réglée ; le lecteur ou le terminal que vous avez déjà prend la carte. Pas de pourboire sur les paiements.
  • Pas d’empreinte de carte. Rien n’est préautorisé, aucune carte n’est conservée, et rien ne vous couvre si un client part sans payer.
  • Pas de stock d’alcool. Aucune bouteille comptée, aucune dose suivie, ni coût boisson ni marge calculés.
  • Pas d’happy hour programmée ni de promotions. Les prix se changent à la main, et c’est à vous de baisser aussi les boissons sans alcool.
  • Aucun contrôle de l’âge, aucun blocage d’horaires. Rien n’empêche de servir un mineur ou de saisir une commande après la fermeture.
  • Il n’ouvre pas le tiroir-caisse.
  • Il ne fonctionne pas hors ligne. Une commande a besoin d’une connexion pour atteindre le bar ou la cuisine.
  • Ce n’est pas un logiciel de caisse certifié, ni NF525 ni d’aucune autre façon, et il n’émet aucun document fiscal : ni facture, ni note, ni ticket de caisse. Un assujetti à la TVA qui enregistre les paiements de clients particuliers dans un logiciel de caisse doit en utiliser un sécurisé, justifié par un certificat ou une attestation de l’éditeur (sauf franchise en base) : Platevio n’est pas ce logiciel.
  • Il ne déclare, ne dépose et ne certifie rien : ni en mairie, ni à la préfecture, ni à la Sacem, ni à la DDPP.
  • Ni paie ni plannings.

Si ces limites conviennent à votre bar, voyez comment Platevio fonctionne pour les bars. Gratuit. Sans carte, sans forfait.

Questions fréquentes

Quel budget pour ouvrir un bar ?

De 89 000 € à 250 300 € selon un cabinet d’expertise comptable en ligne (août 2026, HT ou TTC non précisé). Une licence IV rachetée coûte de 7 500 € à 50 000 € selon des courtiers et des sites juridiques (2025–2026).

Quelle licence faut-il pour ouvrir un bar ?

Une licence III pour la bière et le vin, jusqu’à 18 degrés ; une licence IV pour les alcools forts. La licence III est gratuite si le quota communal le permet. La licence IV ne se crée plus : elle se rachète.

Combien de temps faut-il pour ouvrir un bar ?

Aucune durée officielle n’existe à notre connaissance. Les textes fixent 15 jours au moins entre la déclaration et l’ouverture, quatre mois d’instruction pour une autorisation de travaux (cinq avec un permis de construire), et une demande d’autorisation d’ouverture plus d’un mois avant d’ouvrir après des travaux sous permis de construire.

À quelle heure un bar doit-il fermer ?

L’heure est fixée par arrêté préfectoral, pas par une règle nationale. En Indre-et-Loire, l’arrêté du 11 avril 2022 fixe la fermeture à 1 h, ou à 2 h à Tours, Saint-Avertin, Chambray-lès-Tours, Saint-Cyr-sur-Loire et Joué-lès-Tours, sans ouverture avant 6 h ; le préfet peut accorder une dérogation personnelle et révocable.

Faut-il payer la Sacem pour passer de la musique dans un bar ?

Oui. L’accord avec la Sacem est obligatoire, et la SPRE, facturée par la Sacem, s’y ajoute. Un bar à ambiance musicale sort du tarif café-restaurant et paie la SPRE sur ses recettes ou au forfait.

Peut-on ouvrir un bar près d’une école ?

Pas dans la zone protégée que le préfet fixe par arrêté autour des établissements d’enseignement. La distance se mesure depuis leur entrée principale. Un bar installé avant la création de la zone peut rester.

Peut-on ouvrir un bar sans apport ?

Pas sans rien, mais avec moins : reprendre un local qui était déjà un bar, commencer en licence III, faire entrer des associés, ou combiner prêt bancaire et prêt brasseur en lisant de près le contrat d’approvisionnement.

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