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Ouvrir un food truck en France : budget et démarches

Ouvrir un food truck en France : budget en euros, carte de commerçant ambulant, homologation VASP, déclaration DDPP, emplacements et checklist.

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Ouvrir un food truck en France suit un ordre assez stable : choisir le format (camion, remorque ou stand), bâtir une carte courte, chiffrer un business plan, créer l’entreprise, obtenir la carte de commerçant ambulant, acheter un véhicule homologué, déclarer l’activité à la DDPP, décrocher des emplacements, puis roder le service avant de l’annoncer.

L’essentiel de l’argent part dans le véhicule. Service-public estime un camion neuf entre 30 000 et 100 000 € environ, sans préciser HT ou TTC, et un constructeur détaille un crêpe truck neuf à 65 000 € HT. Ce que l’on sous-estime, ce sont les autorisations : carte ambulant, homologation, déclaration sanitaire, et des emplacements qui dépendent de chaque mairie, marché ou organisateur.

Plus bas : un tableau des coûts sourcé, les démarches dans l’ordre, un tableau des emplacements et une checklist de lancement. Ce guide vaut pour la France : la Belgique, la Suisse et le Québec ont leurs propres règles.

C’est une information générale, pas un conseil juridique ou fiscal, à jour en septembre 2026. Platevio ne déclare, ne dépose et ne certifie rien auprès d’aucune administration. Pour votre cas, partez de la fiche « Ouvrir un food-truck » de service-public, puis voyez votre CCI ou votre CMA, la mairie, la DDPP et la DREAL.

Camion, remorque ou stand : quel format choisir ?

« Food truck » recouvre plusieurs métiers. Choisissez celui qui colle à votre carte, à votre budget et aux endroits où vous comptez vendre.

Le camion

La cuisine et le moteur dans un seul véhicule, prêt à servir dès que vous coupez le moteur, note service-public. En contrepartie, une panne bloque toute l’activité : quand le camion est au garage, la cuisine y est aussi.

La remorque

Une cuisine que vous tractez. Selon service-public, il faut la dételer et la caler au sol à chaque emplacement, et elle se conduit moins facilement. En échange, vous dépendez moins des pannes, elle perd moins de valeur et se revend mieux. Au-delà de 500 kg de PTAC, elle doit être immatriculée.

Le permis de conduire

Regardez le PTAC en case F2 de la carte grise :

  • Jusqu’à 3,5 t, le permis B suffit.
  • Jusqu’à 7,5 t, il faut le permis C1, avec un contrôle médical ; au-delà, le permis C.
  • Avec une remorque de plus de 750 kg, le permis B96 (une journée de formation) couvre un ensemble de plus de 3 500 kg et jusqu’à 4 250 kg ; au-delà, c’est le permis BE.

Le stand sur un marché ou l’éphémère

Une tente et un plan de travail, avec une place prise à la journée. C’est le moyen le moins cher de vérifier que des inconnus paient pour votre cuisine avant d’acheter un véhicule. Service-public suggère aussi de louer un camion pour tester l’activité, plutôt que de s’endetter d’emblée.

Concept, carte et business plan

Une carte pensée pour un mètre de plan de travail

Une cuisine de camion punit les cartes longues : chaque plat de plus, c’est un bac de plus dans un petit frigo et une explication de plus au comptoir.

  • Faites court. Cinq à huit plats, construits sur des ingrédients partagés. Un camion de burgers décline deux viandes et une galette végétarienne en burgers, wraps et assiettes, avec les mêmes pains et les mêmes sauces.
  • Pensez vitesse. Des plats prêts en quelques minutes, qui se mangent debout.
  • Prévoyez les modifications. « Sans oignons » reviendra sans arrêt : choisissez des plats où les changements courants sont simples à faire et à transmettre.
  • Le « fait maison » reste possible. Service-public précise que la restauration ambulante peut l’afficher même pour des plats élaborés dans un autre établissement.

Faites ensuite le calcul de débit, parce qu’il plafonne votre chiffre d’affaires. Prenons un comptoir qui sort une commande par minute pendant un coup de feu de 90 minutes : 90 commandes au maximum. Avec un panier moyen de 12 € TTC, le rush rapporte au mieux 1 080 € TTC.

Écrire le business plan

Notre guide pour rédiger le business plan d’un restaurant couvre les rubriques classiques. Pour un camion, ajoutez :

  • Une liste d’emplacements, avec la redevance de chacun et le nombre de commandes que vous y attendez honnêtement.
  • Les charges fixes du camion : redevances, carburant, gaz, entretien, assurances. Un laboratoire ou une cuisine partagée peut s’y ajouter ; aucun texte que nous avons lu ne l’impose.
  • La saisonnalité : les mois où vous vendrez moins, ou pas du tout.
  • Le point mort mensuel. Charges fixes ÷ (panier moyen HT × part conservée après matière et emballages) = commandes nécessaires. Avec 4 000 € de charges par mois et un panier de 11 € HT dont vous gardez 65 % : 4 000 ÷ 7,15 = environ 560 commandes, soit 28 par jour sur 20 jours de vente.

Combien coûte un food truck ?

Voici des prix publiés en France, relevés en septembre 2026. Ce sont des repères : votre coût réel dépend de la carte, du véhicule et du choix entre neuf, occasion ou location.

PosteMontantSource, HT ou TTC
Camion neuf aménagé (exemple : crêpe truck sur Renault Master 3,5 t)65 000 €Beau Comme Un Camion, page mise à jour en janvier 2025 ; HT
dont châssis30 000 €Même exemple ; HT
dont cellule de 4,20 m aménagée24 000 €Même exemple ; HT
dont équipements11 000 €Même exemple ; HT
Remorque snack de 3,60 m équipéeà partir de 27 000 €Étal Concept ; HT
Camion neuf, estimation de service-public30 000 à 100 000 € environFiche « Ouvrir un food-truck », vérifiée le 21/02/2026 ; HT/TTC non précisé
Remorque neuve, estimation de service-public10 000 à 20 000 €Même fiche ; HT/TTC non précisé
Carte de commerçant ambulant30 €Code de commerce, article A123-80-5 ; HT/TTC non précisé
Emplacement sur le domaine publicFixé par chaque commune ; exemple : 120,20 € par emplacement et par jour pour un événement en 2026 (Forum des associations d’Aix-en-Provence)Service-public (F10003) et avis de la ville d’Aix-en-Provence, tarif « indicatif » ; HT/TTC non précisé
Formation hygiène alimentaire200 à 500 €Service-public, tarifs constatés sur le marché ; HT/TTC non précisé

Les sources divergent sur la remorque : service-public la place entre 10 000 et 20 000 €, quand un constructeur annonce une remorque snack équipée à partir de 27 000 € HT. Demandez des devis détaillés, équipements compris.

Restent hors tableau, faute de prix publié fiable : assurances, réception du véhicule, habillage, stock et trésorerie. Prévoyez aussi la CFE, due sauf exonération.

Voici comment un budget peut s’additionner pour un camion d’exemple, avec des montants inventés, HT sauf la carte ambulant. Un camion d’occasion déjà aménagé à 40 000 €, certificats de conformité récupérés, puis 6 000 € de remise en état, 2 500 € d’habillage, 30 € de carte ambulant, 350 € de formation hygiène, 900 € pour trois mois d’assurances, 600 € pour le premier mois d’emplacements et 1 500 € de stock. Total : 51 880 € avant toute réserve. Avec trois mois de trésorerie à 4 000 € par mois, il vous faut environ 63 880 €.

Financement

L’apport personnel reste la base, et c’est l’argent que vous pouvez le moins perdre. Service-public cite aussi l’Acre, l’Arce et les prêts d’honneur ; notre guide pour ouvrir un restaurant détaille ces aides.

Démarches et autorisations pour un food truck

Il n’existe pas de « licence food truck » unique : des démarches nationales (entreprise, carte, véhicule, hygiène) s’ajoutent à des autorisations locales. Voici l’ordre habituel.

1. Créer l’entreprise

L’immatriculation se fait au guichet unique, dans le mois qui précède le début d’activité et au plus tard 15 jours après ; un food truck qui cuisine lui-même exerce en général une activité artisanale, selon service-public. Le régime micro s’applique tant que le chiffre d’affaires HT ne dépasse pas 203 100 € pour la vente de denrées à emporter ou à consommer sur place (article 50-0 du CGI, version 2026). Ce n’est pas le seuil de franchise de TVA : voyez notre guide sur la TVA en restauration.

2. La carte de commerçant ambulant

Elle est obligatoire dès que vous vendez hors de la commune de votre domicile ou de votre établissement principal (article L123-29 du Code de commerce), autrement dit presque toujours pour un camion.

  • Où : à la CCI si vous êtes au RCS, à la CMA si l’entreprise est artisanale, éventuellement en même temps que l’immatriculation.
  • Comment : avec le Cerfa 14022, ou le formulaire propre à certaines chambres ; 30 €.
  • Délai : un mois au plus, avec un certificat provisoire sur demande en attendant.
  • Validité : quatre ans, à renouveler entre un mois avant et deux mois après l’expiration.
  • Salariés : chacun porte une copie de votre carte.
  • Sanctions : 750 € d’amende sans déclaration, 450 € pour une carte oubliée ou non renouvelée, selon service-public.

3. Les assurances

Assurer le camion est une obligation légale, et service-public indique qu’une assurance professionnelle est nécessaire pour obtenir la carte comme pour demander une AOT.

4. Le véhicule : homologation VASP « Magasin »

Le camion ou la remorque doit être homologué VASP avec la mention « Magasin » ; sans elle, prévient service-public, il n’obtiendra pas l’autorisation de rouler au contrôle technique. L’homologation se demande à la DREAL de votre région, et un véhicule transformé passe par une réception à titre isolé.

Un camion de 3,5 t au plus (catégorie N1) passe son premier contrôle technique dans les six mois avant son quatrième anniversaire, puis tous les deux ans, avec un contrôle pollution un an après chacun. Au-dessus de 3,5 t, renseignez-vous auprès d’un centre de contrôle.

5. L’hygiène : équipement, déclaration, formation

  • Équipement : un point d’eau, une hotte si vous cuisinez, des équipements fixés, étanches et lavables, avec leurs certificats de conformité, résume service-public.
  • Déclaration : avant l’ouverture, le Cerfa 13984, case « vente depuis un véhicule (food truck) », à la DDPP du département de l’établissement déclaré ; en cas de doute, appelez-la.
  • Formation : au moins une personne de l’effectif formée à l’hygiène alimentaire, 14 heures minimum ; les food trucks sont concernés.
  • Au quotidien : pour organiser nettoyage, températures et traçabilité, voyez notre guide du plan de maîtrise sanitaire.

6. L’alcool

Les marchands ambulants ne peuvent vendre aucune boisson des groupes 4 et 5 (rhum, alcools distillés…), ni sur place ni à emporter (article L3322-6 du Code de la santé publique). Une Licence IV n’y change rien.

Reste le groupe 3 (vin, bière, cidre, poiré, hydromel, vins doux naturels et quelques boissons jusqu’à 18°), à emporter, avec la petite licence à emporter (article L3331-3). Elle s’obtient par déclaration, dont le récépissé vaut licence (article L3332-4-1), déposée selon service-public au moins 15 jours avant l’ouverture à la mairie du domicile de l’entreprise, ou à la préfecture à Paris et en Alsace-Moselle. Vendre entre 22 h et 8 h exige une formation préalable (article L3331-4), qui donne un permis valable 10 ans. Tout commerce qui vend de l’alcool à emporter doit aussi proposer au moins 50 éthylotests, bien visibles.

7. Les emplacements

Chaque type d’emplacement a sa propre autorisation.

Où vous vendezAutorisationÀ qui la demanderQui fixe le prix
Rue, trottoir, placePermis de stationnement (une AOT)La mairie ; la préfecture pour une route nationale ou départementale et certaines grandes artèresLa commune
MarchéDroit de place, en abonnement ou à la journéeLa mairie ; le placier pour la journéeLe conseil municipal
Festival, foire, événementEmplacement accordé par l’organisateurL’organisateurL’organisateur
Terrain privé (parking d’entreprise, brasserie)L’AOT vise le domaine public ; ici, l’accord écrit du propriétaireLe propriétaire, et la mairie pour les règles localesCe que vous négociez

Sur la voie publique, le dossier réunit le Cerfa 14023 ou le formulaire communal, un justificatif d’immatriculation, l’attestation d’assurance, la carte ambulant, un plan d’implantation et un RIB ; comptez 2 semaines à 1 mois, et sans réponse sous 2 mois, c’est un refus. L’AOT est personnelle, temporaire et retirable à tout moment, sans indemnité ; vendre sans elle expose à 1 500 € d’amende.

Pour une occupation économique, la commune organise une sélection avec publicité préalable (article L2122-1-1 du Code général de la propriété des personnes publiques). Surveillez donc les avis des mairies : Aix-en-Provence en a publié un en 2026 pour son Forum des associations, avec une sélection sur la conformité, les produits et les prix.

Emplacements, équipe et journée type

Où vendent les food trucks

  • Sorties de bureaux et zones d’activité, souvent sur un parking privé : accord écrit du propriétaire, et règles locales vérifiées en mairie.
  • Marchés : une clientèle régulière contre un droit de place.
  • Festivals et événements : de grosses journées, une redevance et une foule qui arrive d’un coup. Pour le gaz et l’électricité, l’organisateur et, le cas échéant, la commission de sécurité fixent les conditions ; demandez-les par écrit.
  • Privatisations : mariages, séminaires, repas d’entreprise, pour remplir les jours calmes.
  • Voie publique, avec un permis de stationnement, là où la commune en accorde.

Gardez une tournée stable pour que les habitués vous trouvent. Suivez les commandes par emplacement et abandonnez le plus faible au bout de six semaines.

Qui il vous faut

Deux personnes au minimum pendant le service : une au comptoir et à l’encaissement, une en cuisine. Chaque salarié vendeur porte une copie de la carte ambulant, et quelqu’un dans l’équipe doit être formé à l’hygiène. Les formalités d’embauche ont un coût : mettez-le dans le plan.

La journée : préparation, énergie, eau

  • Avant le service : préparation, eau remplie, stock chargé, raccords de gaz vérifiés, trajet chronométré.
  • Énergie : additionnez la puissance de ce qui tourne en même temps et dimensionnez groupe électrogène ou raccordement en conséquence.
  • Eau : assez pour les mains et la cuisine de la journée ; eaux usées vidées là où c’est prévu.
  • Connexion : le terminal de paiement et la plupart des logiciels de commande en ont besoin. Testez-la sur chaque emplacement, à l’heure où vous vendez.
  • Après le service : nettoyage, réassort, note de ce qui a manqué.

Communication et checklist de lancement

Se faire connaître

  • L’habillage est votre enseigne : le nom, ce que vous servez et un compte à suivre, lisibles de loin. Une enseigne sur l’espace public peut être soumise à la TLPE, selon la commune.
  • Publiez le planning de la semaine au même moment chaque semaine, et tenez votre fiche de localisation à jour.
  • Rodez avant d’ouvrir au public, avec des proches ou un hôte bienveillant, pour que le premier vrai coup de feu ne soit pas le premier tout court.

Checklist de lancement

  1. Carte de cinq à huit plats et prix testés sur un marché ou une dégustation.
  2. Business plan avec emplacements et point mort en commandes par jour.
  3. Entreprise immatriculée au guichet unique.
  4. Carte ambulant demandée, ou certificat provisoire en main.
  5. Assurances du véhicule et professionnelle souscrites.
  6. Véhicule homologué VASP « Magasin », permis adapté, remorque immatriculée si besoin.
  7. Point d’eau, hotte si vous cuisinez, certificats de conformité dans le camion.
  8. Cerfa 13984 envoyé à la DDPP.
  9. Une personne formée à l’hygiène, procédures écrites.
  10. Si alcool : groupe 3 seulement, déclaration déposée, formation pour la nuit, éthylotests.
  11. Emplacements obtenus par écrit.
  12. Affichages : origine des viandes et, si vous vendez de l’alcool, protection des mineurs et ivresse publique.
  13. Terminal de paiement, logiciel de commande et imprimante testés ; signal vérifié partout.
  14. Stock acheté, trésorerie sur le compte.
  15. Rodage fait, planning publié.

Les erreurs de la première année

  • Acheter avant de vérifier l’homologation. Sans mention VASP « Magasin », pas de contrôle technique ; sans certificats de conformité, tout reste à justifier. Demandez les papiers d’abord.
  • Une carte de restaurant. Elle ralentit le comptoir, remplit le frigo et multiplie les pertes.
  • Pas de trésorerie. Météo, événement annulé, semaine au garage : sans réserve, un mauvais mois suffit à tout arrêter.
  • Un seul emplacement. Une AOT se retire sans indemnité et un hôte privé change d’avis. Si un endroit fait la moitié de vos ventes, sa perte vous coûte la moitié de vos ventes.
  • Vendre ce qu’un camion ne peut pas vendre. Groupes 4 et 5 interdits, licence ou pas.

Où Platevio a sa place (et où il ne l’a pas)

Platevio est un logiciel de caisse gratuit qui tourne dans le navigateur, et le camion fait partie des établissements pour lesquels il est écrit. Commencez par ce qui peut l’écarter.

Platevio ne fonctionne pas hors ligne. Pour un camion, c’est le point décisif. Les commandes passent par un serveur : chaque appareil a besoin d’une connexion pendant tout le service, et rien ne se synchronise au retour du signal. Un partage de connexion peut suffire, à condition de tester le signal sur chaque emplacement, à l’heure où vous vendez. Si votre tournée a des zones blanches connues, prenez un système conçu pour fonctionner hors ligne.

Ce qu’il ne fait pas non plus :

  • Toute commande est étiquetée Sur place. Pas de type de commande à emporter, même sans table.
  • Il n’encaisse pas les cartes. Il enregistre seulement comment la commande a été réglée ; le terminal du camion prend la carte, et aucun pourcentage ne nous revient.
  • Rien côté client. Pas de menu QR, pas de précommande, pas d’écran de retrait, pas de SMS, pas de plateformes de livraison.
  • Il n’ouvre pas le tiroir-caisse.
  • Pas de stocks, pas de bouton « épuisé ». Un plat épuisé se supprime ou se renomme.
  • Un camion, un établissement. Changer de camion veut dire se déconnecter et se reconnecter ; pas de vue de flotte.
  • Rien sur l’alcool : ni contrôle de l’âge, ni blocage horaire.
  • Aucune conformité. Platevio n’est pas un logiciel de caisse certifié NF525, ni certifié d’aucune autre façon, et n’émet aucun document fiscal : ses tickets ne sont ni des factures ni des tickets de caisse au sens fiscal. Il ne calcule ni ne déclare la TVA, ne tient aucun registre d’hygiène, et ne déclare, ne dépose et ne certifie rien auprès de la DDPP, de la CCI ou de la CMA, de la mairie ou de la DREAL.

Ce qui convient à un camion :

  • Le téléphone déjà dans votre tablier, ou une tablette, dans un navigateur récent, sans rien installer.
  • Des commandes sans table, avec un numéro que le comptoir appelle.
  • Suppléments et notes attachés au bon article jusqu’à l’écran de cuisine.
  • Tickets et bons de cuisine imprimés en WiFi, Ethernet, USB ou Bluetooth sur des imprimantes thermiques ESC/POS et Star Micronics.

Gratuit. Sans carte, sans forfait. Si ce cadre convient à votre tournée, la page food truck présente Platevio pour un camion.

Questions fréquentes

Quel budget pour ouvrir un food truck ?

Surtout le véhicule : service-public estime un camion neuf entre 30 000 et 100 000 € environ (HT/TTC non précisé), un constructeur détaille un exemple à 65 000 € HT, et une remorque snack équipée démarre à 27 000 € HT. Ajoutez carte ambulant, formation, assurances, emplacements, stock et trésorerie.

La carte de commerçant ambulant est-elle obligatoire pour un food truck ?

Oui, dès que vous vendez hors de la commune de votre domicile ou de votre établissement principal, donc presque toujours. Elle coûte 30 € à la CCI ou à la CMA et vaut quatre ans.

Comment obtenir un emplacement pour un food truck ?

Sur la voie publique, un permis de stationnement en mairie ; sans réponse sous deux mois, c’est un refus. Sur un marché, un droit de place. Sur un événement, l’organisateur. Sur un terrain privé, l’accord écrit du propriétaire.

Quel permis faut-il pour conduire un food truck ?

Le B jusqu’à 3,5 t de PTAC, le C1 jusqu’à 7,5 t. Avec une remorque de plus de 750 kg, le B96 jusqu’à 4 250 kg pour l’ensemble, le BE au-delà.

Peut-on vendre de l’alcool dans un food truck ?

Seulement le groupe 3 (vin, bière, cidre…), à emporter, après déclaration de petite licence à emporter, avec une formation pour vendre entre 22 h et 8 h. Les groupes 4 et 5 sont interdits.

Combien de temps faut-il pour ouvrir un food truck ?

Cela dépend du véhicule et des emplacements. Comptez un mois au plus pour la carte ambulant, 2 semaines à 1 mois pour un permis de stationnement, et 15 jours avant l’ouverture pour une déclaration d’alcool. Lancez les démarches avant que le camion soit prêt.

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