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Ouvrir un restaurant : étapes, budget et démarches

Ouvrir un restaurant en France : les étapes dans l'ordre, le budget à chiffrer, le statut, les déclarations et la licence, le financement et une checklist.

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Pour ouvrir un restaurant en France, vous choisissez entre reprendre un fonds de commerce et en créer un, vous écrivez le concept et le business plan, vous réunissez le financement, puis vous choisissez un statut et immatriculez l’entreprise. Viennent ensuite le bail, l’autorisation de travaux, la déclaration à la DDPP, la déclaration en mairie si vous servez de l’alcool, l’équipe, le soft opening et l’ouverture.

Aucun diplôme n’est exigé. Aucun chiffre officiel ne dit non plus ce que coûte l’ouverture : le budget se construit sur devis. L’INSEE constate seulement, tous secteurs confondus, que les entreprises lancées avec plus de moyens tiennent plus longtemps : 64,9 % de celles parties avec moins de 4 000 € étaient encore actives cinq ans après, contre 78,3 % entre 80 000 € et 160 000 €.

Ce guide est une information générale, pas un conseil juridique ou fiscal, à jour en septembre 2026. Les règles sont françaises ; la Belgique, la Suisse et le Québec ont leurs propres autorités. Vérifiez chaque point sur la fiche « Ouvrir un restaurant » de service-public, auprès du guichet des formalités des entreprises, de la CCI, de votre mairie et de la DDPP. Platevio, le logiciel de caisse que nous éditons, ne déclare, ne dépose et ne certifie rien.

La checklist pour ouvrir un restaurant, étape par étape

Ces mois sont un plan type pour un restaurant avec salle dans un local existant. Aucune administration ne les fixe, et un local nu allonge chaque phase. Les points fixes sont les démarches : 4 mois d’instruction pour l’autorisation de travaux, déclaration à la DDPP avant l’ouverture, déclaration d’alcool en mairie au moins 15 jours avant. Une entreprise individuelle s’immatricule au plus tôt un mois avant le début d’activité et au plus tard 15 jours après.

De 12 à 9 mois avant : concept et argent

  • Concept, clientèle et ticket moyen écrits en un paragraphe
  • Reprise ou création décidée
  • Concurrents du quartier visités au déjeuner et au dîner
  • Business plan avec budget, prévisionnel et point mort
  • Financement réuni : apport, associés, banque, prêt d’honneur

De 9 à 6 mois avant : statut et local

  • Statut choisi, entreprise immatriculée
  • Bail signé avec la destination « restaurant »
  • Salle et cuisine dessinées
  • Autorisation de travaux déposée en mairie

De 6 à 3 mois avant : travaux

  • Travaux lancés après l’autorisation
  • Matériel commandé
  • Enseigne et terrasse demandées à la commune

De 3 à 1 mois avant : carte, fournisseurs et équipe

  • Carte chiffrée, avec allergènes et origine des viandes
  • Comptes fournisseurs ouverts
  • Musique déclarée à la Sacem
  • Chef et responsable de salle recrutés
  • Logiciel de caisse, imprimantes et connexion testés

Dernier mois : déclarations et formation

  • Déclaration à la DDPP envoyée
  • Déclaration en mairie, si vous servez de l’alcool
  • Affichages obligatoires en place
  • DPAE avant chaque embauche ; registre du personnel ouvert
  • Équipe formée ; stock de départ livré

Semaine d’ouverture

  • Soft opening fait, problèmes corrigés
  • Fonds de caisse et terminal de paiement vérifiés
  • Ouverture, puis un point chaque jour sur les ventes et les erreurs

Concept, étude de marché et business plan

Le concept décide du service, du ticket moyen, de la cuisine, des couverts, de l’équipe et de la licence. « Restaurant italien » n’est pas un concept. « Une trattoria de 60 couverts, le soir seulement, 35 € TTC par personne vin compris » en est un.

Reprendre ou créer. Selon service-public, reprendre un restaurant existant est la méthode la plus fréquente. Le fonds comprend le droit au bail, le nom et l’enseigne, le matériel, les contrats fournisseurs, la clientèle et les contrats de travail en cours, mais pas les stocks.

Sans diplôme. Il faut être majeur et ne pas avoir été condamné pour certains délits. Les formations à la gestion sont facultatives ; chaque CCI en propose une de 3 à 5 jours. Les obligations sont la formation en hygiène alimentaire et, pour l’alcool, le permis d’exploitation (voir plus bas).

Le marché. Que les Français mangent dehors n’est pas la question ; la question est de savoir si l’on vous choisira dans cette rue. Observez les locaux candidats au déjeuner et au dîner, en semaine et le samedi. Notez chez chaque concurrent les prix, les heures pleines et ce qui manque au quartier. Selon l’INSEE, 14 % des créateurs de 2018 en restauration traditionnelle ne comptaient rester à leur compte qu’un temps : décidez tôt si vous construisez une affaire à tenir ou à revendre.

Le plan. Budget poste par poste, ventes prévues à partir des couverts, du ticket moyen et des jours d’ouverture, point mort et réserve pour y arriver. La loi ne l’impose pas ; les banques l’exigent. Notre guide du business plan restaurant donne une trame et un exemple chiffré. Si vous n’avez jamais tenu de restaurant, prévoyez un chef ou un directeur qui en a déjà ouvert un.

Combien coûte l’ouverture d’un restaurant, et comment la financer

Pas de chiffre officiel

Nous n’avons trouvé aucune statistique publique sur le coût d’ouverture d’un restaurant en France. Les montants en ligne viennent de banques ou d’éditeurs, sans méthode commune. Le seul repère officiel est indirect : l’INSEE a suivi les entreprises créées en 2018, hors micro-entrepreneurs.

Moyens au lancement, tous secteursActives après 5 ans
Moins de 4 000 €64,9 %
80 000 € à moins de 160 000 €78,3 %
160 000 € ou plus76,5 %

Ce n’est pas propre à la restauration et ne dit pas combien investir : seulement qu’un projet sous-financé tient moins.

Les postes à chiffrer sur devis

PosteCe qu’il comprend
Fonds ou droit au bailPrix, annonce légale, droits de mutation
Dépôt de garantieTrois mois de loyer au plus pour un bail signé ou renouvelé depuis le 28 mai 2026
ConceptionArchitecte, plans, dossier de travaux
TravauxÉlectricité, plomberie, hotte, sanitaires, accessibilité, devanture
MatérielCuisson, froid, plonge, mobilier, vaisselle
Formalités et assurancesImmatriculation, annonce légale, formations, multirisque
Stock et salairesStock de départ, paie avant ouverture
CaisseTerminal de paiement, imprimantes, connexion
RéserveImprévus et fonds de roulement

Pour la cuisine, partez de notre liste du matériel de cuisine professionnel, et négociez une franchise de loyer pendant les travaux.

Le fonds de roulement. Aucune règle ne fixe combien de mois garder. Prenons des charges fixes de 25 000 € par mois hors TVA, et des ventes qui n’en couvrent que la moitié pendant quatre mois : 4 × 12 500 €, soit 50 000 € de pertes à financer avant le moindre imprévu.

Financer l’ouverture

SourceCe qu’il faut savoir (septembre 2026)
Prêt bancairePour une reprise, jusqu’à 70 % du prix ; un apport d’au moins 30 % est « généralement » demandé
Prêt d’honneurPersonnel, à taux zéro, sans garantie, de 1 000 € à 90 000 € sur 1 à 7 ans ; Initiative France et Réseau Entreprendre, cumulables selon Bpifrance Création
Prêt d’un procheÉcrit au-delà de 1 500 €, formulaire 2062 au-delà de 5 000 €
ARCE60 % des droits ARE restants, en deux versements à 6 mois d’écart ; suppose l’ACRE
ACREExonération partielle des cotisations pendant 12 mois ; 25 % en micro-entreprise jusqu’à la fin du 3e trimestre civil suivant le début d’activité ; sans réponse de l’Urssaf en 30 jours, elle est accordée

Le prêt d’honneur vous est accordé personnellement, pas à l’entreprise : il sert souvent à renforcer l’apport que la banque regarde. Pour le prêt bancaire, les garanties courantes sont le nantissement du fonds et la caution personnelle.

Statut juridique et immatriculation

Le statut. Trois choix : société (SARL, SAS, ou EURL et SASU avec un seul associé), entreprise individuelle, micro-entreprise. Le capital d’une société est libre dès 1 € ; une SAS en verse au moins la moitié à la création, une SARL un cinquième, le reste sous 5 ans, sur un compte bloqué et jamais dans un établissement de paiement. Faites valider le choix par un expert-comptable.

Le seuil micro. En 2026, la micro-entreprise s’applique sous 203 100 € de chiffre d’affaires HT pour une activité commerciale, où service-public range la restauration, avec un prorata l’année de création : pour une entreprise créée le 31 janvier 2026, 203 100 € × 335 / 365, soit 186 407 €. Une salle le dépasse vite : 50 couverts par jour à 18 € HT sur 300 jours font 270 000 € HT. Ce n’est pas le seuil de franchise de TVA, traité dans notre guide de la TVA en restauration.

L’immatriculation. Une déclaration en ligne sur le guichet des formalités des entreprises inscrit le restaurant au RNE et au RCS et lui donne ses numéros Siren et Siret. Pour une entreprise individuelle, elle se fait entre un mois avant le début d’activité et 15 jours après. Service-public indique ces frais, sans préciser HT ou TTC : gratuit pour une micro-entreprise commerciale, 21,74 € pour une entreprise individuelle, 33,83 € plus 19,33 € de déclaration des bénéficiaires effectifs pour une société. L’annonce légale de constitution coûte en 2026, en métropole, 124 € HT (EURL), 142 € HT (SASU), 148 € HT (SARL) ou 199 € HT (SAS).

La caisse et les factures. Un assujetti à la TVA qui enregistre les paiements de clients particuliers dans un logiciel de caisse doit utiliser un système sécurisé, prouvé par un certificat ou une attestation de l’éditeur ; Platevio n’a ni l’un ni l’autre. Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise doit pouvoir recevoir des factures électroniques.

L’assurance. Elle n’est pas obligatoire pour un restaurateur, mais elle est exigée pour demander une terrasse.

Déclarations, licences et normes

Il n’y a pas de licence unique : c’est une suite de déclarations, selon ce que vous servez et où. Ce qui suit est national, à jour en septembre 2026.

Hygiène

Avant l’ouverture, déclarez l’établissement à la DDPP (Cerfa n° 13984) ; seul un restaurant végan en est dispensé. Elle permet au service d’hygiène de programmer ses contrôles, et se refait à chaque changement d’exploitant, d’adresse ou d’activité. Au moins une personne de l’établissement doit avoir suivi la formation spécifique en hygiène alimentaire de 14 heures, sauf 3 ans d’expérience comme exploitant. Vos procédures forment le plan de maîtrise sanitaire.

Alcool

Un restaurant qui sert l’alcool seulement avec les repas n’a pas besoin d’une licence IV : la petite licence restaurant couvre jusqu’à 18°, la licence restaurant tous les alcools. Servir hors repas demande une licence III ou IV, détaillée dans notre guide de la licence IV. La déclaration Cerfa n° 11542 se dépose en mairie au moins 15 jours avant l’ouverture, à la préfecture de police à Paris ; l’Alsace-Moselle a son propre régime, en préfecture. Le permis d’exploitation est le certificat personnel du déclarant : 20 heures sur au moins 3 jours, valable 10 ans. Le permis de vente de nuit ne concerne un restaurant que s’il vend à emporter la nuit.

ERP, terrasse, enseigne et musique

  • ERP. Un restaurant est un ERP de type N, en 5e catégorie sous 200 personnes et sous 100 en sous-sol. Des travaux demandent une autorisation en mairie (Cerfa n° 13824), instruite en 4 mois. En 5e catégorie sans chambres, l’autorisation d’ouverture n’examine pas la sécurité incendie : pas de visite systématique de la commission de sécurité. Après les travaux, une attestation d’accessibilité part à la préfecture. Dans un bâtiment existant, vous pouvez demander au préfet une dérogation d’accessibilité, avec une mesure de substitution obligatoire en 5e catégorie.
  • Terrasse. Une autorisation d’occupation temporaire (AOT) de la commune, qui ne se transmet pas avec le fonds. Chaque commune fixe sa redevance : Plaine Commune, en Seine-Saint-Denis, facture en 2026 l’occupation commerciale du domaine public par zone, au m² et à l’année.
  • Enseigne. Autorisation du maire dans une commune à règlement local de publicité ou un site protégé (Cerfa n° 16308).
  • Musique. Une déclaration à la Sacem avant de diffuser, puis deux factures, Sacem et Spré, à régler sous 25 jours. Déclarer avant d’installer le matériel vaut 20 % de réduction, et un chiffre d’affaires jusqu’à 80 000 € HT ouvre un abattement de 15 %.

Ce qu’il faut afficher

ObligationDétail
PrixTTC, service compris ; menu et carte du jour dehors pendant le service, dès 11 h 30 et 18 h
Origine des viandesToutes : volaille, bœuf, porc, mouton ; amende de 1 500 € ou 7 500 €
AllergènesInformation écrite pour les plats servis sur place
Eau et licenceEau potable gratuite, type de licence
MineursPas d’alcool aux moins de 18 ans ; affiche obligatoire
TabacPanneau d’interdiction de fumer
Tickets et additionTickets de caisse imprimés à la demande seulement ; l’addition doit toujours être remise au client

Local, bail commercial et travaux

Le local

Un ancien restaurant coûte moins cher : hotte, sanitaires et destination du bail sont souvent là. Vérifiez la capacité de la salle, le gaz, l’électricité, l’évacuation et le passage aux heures des repas. Un logement transformé en restaurant demande un changement de destination en mairie et, en copropriété, un règlement qui l’autorise. Si vous diffusez de la musique amplifiée à titre habituel, une étude de l’impact des nuisances sonores est obligatoire.

En reprise, la cession se publie dans un support d’annonces légales dans les 15 jours, le greffe est prévenu dans les 3 jours qui suivent, et l’acte s’enregistre au service des impôts, droits de mutation payés.

Le bail

Le bail commercial dure 9 ans, avec droit au renouvellement, une indemnité d’éviction si le bailleur refuse, et une révision du loyer tous les 3 ans ou une clause d’indexation. Vous pouvez partir à chaque échéance triennale en prévenant au moins 6 mois avant ; en retard, le congé ne vaut que pour la période suivante. La destination doit être « restaurant », sinon il faut une déspécialisation ; pour une activité connexe ou complémentaire, vous prévenez le bailleur, qui a 2 mois pour contester. Pour un bail signé ou renouvelé depuis le 28 mai 2026, le dépôt de garantie est plafonné à un trimestre de loyer, cautions comprises, ne produit pas d’intérêts et se rend dans les 3 mois suivant la remise des clés. Demandez une condition suspensive si les autorisations sont refusées, et fixez par écrit qui paie la hotte.

Les travaux, dans l’ordre

  1. Concevez salle et cuisine ; les sanitaires ne donnent pas sur les pièces où l’on cuisine.
  2. Déposez l’autorisation de travaux, et la déclaration préalable ou le permis s’il le faut.
  3. Construisez après l’accord.
  4. Installez le matériel ; l’extraction suit le règlement sanitaire départemental, à demander en préfecture.
  5. Envoyez l’attestation d’accessibilité à la préfecture, déclarez les changements du local aux impôts (formulaire 6660-REV), puis ouvrez.

Carte et fournisseurs

Ouvrez avec une carte courte et chiffrez chaque plat avant d’imprimer un prix. Notez tout de suite l’origine des viandes et les allergènes. Associez un grossiste ou un cash & carry à quelques spécialistes, et obtenez par écrit jours de livraison, minimums et délais de paiement : une affaire neuve paie souvent à la livraison.

Recruter et former

Un restaurant à table demande un chef, des cuisiniers, un plongeur, un responsable de salle et des serveurs. Recrutez d’abord les responsables, puis formez tout le monde à la carte, au service, à l’hygiène et au logiciel de caisse avant le soft opening. Dans un débit de boissons, vous ne pouvez ni employer ni prendre en stage un mineur, sauf un membre de votre famille.

Obligations de l’employeur

  • Salaires. La convention HCR (IDCC 1979) fixe des minima ; le Smic prévaut quand il est plus haut : 12,31 € brut de l’heure depuis le 1er juin 2026.
  • DPAE à l’Urssaf avant chaque prise de poste, au plus tôt 8 jours avant.
  • Registre unique du personnel dès le premier salarié ; jusqu’à 750 € d’amende par salarié concerné.
  • Complémentaire santé financée à 50 % au moins par l’employeur, avec un panier de soins minimal ; l’accord de branche peut prévoir plus.
  • Pourboires exonérés de cotisations jusqu’à fin 2028 sous 1,6 Smic.

Soft opening, lancement et premiers mois

Le soft opening

La communication commence des mois avant : fiche Google, réseaux, chantier montré, voisins rencontrés. Le soft opening est une répétition avec une carte courte ; aucune règle n’en fixe la durée. Après chaque service, corrigez ce qui a coincé. Pensez à l’hygiène dès le premier jour : depuis le 3 avril 2017, les résultats des contrôles sanitaires officiels, restaurants compris, sont publics sur Alim’confiance, en quatre niveaux, de « très satisfaisant » à « à corriger de manière urgente ». Afficher le vôtre en vitrine est possible, pas obligatoire.

Les premiers mois

Chaque semaine, comparez les ventes au prévisionnel, suivez coût matière, masse salariale et trésorerie. Retirez les plats qui ne sortent pas. Prévoyez ce qui tombe pendant les premières années : la cotisation foncière des entreprises (CFE), la CVAE selon le chiffre d’affaires, la contribution à la formation professionnelle dès le premier salarié, la taxe sur la publicité extérieure selon la commune, et le permis d’exploitation à renouveler au bout de 10 ans.

Ce que disent vraiment les chiffres de survie

Nous n’avons trouvé aucune statistique officielle disant que la plupart des restaurants ferment la première année. L’INSEE (Insee Première n° 2070) a suivi les entreprises créées en 2018, hors micro-entrepreneurs :

Encore actives après 5 ansSociétésEntreprises individuelles
Hébergement-restauration66,0 %47,9 %
Tous secteurs70,6 %63,3 %

Limites : une seule génération d’entreprises, les micro-entrepreneurs exclus, les hôtels et les restaurants comptés ensemble, et une cohorte qui a traversé le Covid ; l’INSEE estime d’ailleurs la pérennité des sociétés du secteur inférieure de 2,5 points à ce que la tendance de 2014 laissait attendre. Le risque est réel, surtout en entreprise individuelle, mais deux sociétés du secteur sur trois tenaient encore cinq ans après.

Où Platevio a sa place (et où il ne l’a pas)

Platevio est un logiciel de caisse gratuit qui tourne dans le navigateur, sur vos téléphones, tablettes et ordinateurs. Il couvre la suite de la checklist : commandes, cuisine, salle et addition.

  • Rien à acheter ni à installer. Gardez votre terminal, votre tiroir-caisse et votre imprimante.
  • Carte avec suppléments, chacun avec son prix.
  • Commandes à table ou sans table, suppléments et notes compris.
  • Écran de cuisine, bons imprimés, ou les deux, en WiFi, Ethernet, USB ou Bluetooth sur imprimantes ESC/POS et Star Micronics.
  • Plan de salle et addition partagée, chaque part notée en espèces ou par carte.
  • Rôles pour propriétaires, managers, serveurs et cuisiniers, en direct sur tous les appareils.
  • Gratuit. Sans carte, sans forfait.

Ce qu’il ne fait pas :

  • Ce n’est pas un logiciel de caisse certifié NF525, ni certifié d’aucune façon, sans attestation d’éditeur. Il n’émet aucun document fiscal, ni facture ni note, et un ticket imprimé n’a aucune valeur fiscale.
  • Pas de facturation électronique. Il ne reçoit ni n’émet de factures électroniques, et il ne calcule ni ne déclare la TVA.
  • Il ne déclare, ne dépose et ne certifie rien auprès d’aucune administration : ni DDPP, ni mairie, ni douane, ni impots.gouv.fr.
  • Il n’encaisse pas les cartes : il enregistre comment l’addition a été réglée ; votre terminal prend la carte.
  • Il n’ouvre pas le tiroir-caisse et ne fonctionne pas hors ligne : une commande a besoin d’une connexion pour atteindre la cuisine.
  • Pas de stocks, de fiches techniques ni de coût matière. Pas de paie ni de plannings : DPAE, registre du personnel et salaires HCR se gèrent ailleurs.
  • Pas de réservations. Rien côté client non plus : pas de menu QR, pas de commande en ligne, pas de borne.
  • Pas de type de commande à emporter ni de livraison. Toute commande est étiquetée Sur place, même sans table.
  • Aucun registre. Ni allergènes, ni origine des viandes, ni hygiène, températures, nettoyage ou traçabilité.
  • Rien sur l’alcool : pas de contrôle de l’âge, pas de blocage d’horaires.

Si ces limites vous conviennent, voyez comment Platevio fait tourner un restaurant.

Questions fréquentes

Faut-il un diplôme pour ouvrir un restaurant ?

Non. Il faut être majeur et ne pas avoir été condamné pour certains délits. Les obligations sont ailleurs : une personne formée à l’hygiène alimentaire dans l’établissement et, si vous servez de l’alcool, un permis d’exploitation au nom de celui qui déclare la licence.

Quel budget pour ouvrir un petit restaurant ?

Aucun chiffre officiel n’existe. Chiffrez sur devis le fonds ou le droit au bail, le dépôt de garantie, les travaux, le matériel, les formalités, le stock, les salaires avant ouverture et le fonds de roulement. Tous secteurs confondus, l’INSEE constate que les entreprises lancées avec moins de 4 000 € tiennent moins souvent cinq ans que celles lancées avec plus de moyens.

Combien de temps faut-il pour ouvrir un restaurant ?

Aucune durée totale n’est fixée. Les délais connus : 4 mois d’instruction pour une autorisation de travaux ERP, une déclaration d’alcool en mairie au moins 15 jours avant l’ouverture, et pour une entreprise individuelle une immatriculation au plus tôt un mois avant le début d’activité. Le chantier et une éventuelle reprise donnent le rythme.

Peut-on ouvrir un restaurant en micro-entreprise ?

Oui, tant que le chiffre d’affaires HT reste sous 203 100 € en 2026, seuil proratisé l’année de création. Une salle le dépasse vite : 50 couverts par jour à 18 € HT sur 300 jours font 270 000 € HT.

Quelle licence faut-il pour un restaurant ?

Pour servir de l’alcool avec les repas, la petite licence restaurant (jusqu’à 18°) ou la licence restaurant (tous les alcools), pas une licence IV. Pour servir hors repas, comme un bar, il faut une licence III ou IV.

Est-ce vrai que la plupart des restaurants ferment la première année ?

Nous n’avons trouvé aucune statistique officielle qui le dise. Selon l’INSEE, parmi les entreprises d’hébergement-restauration créées en 2018, hors micro-entrepreneurs, 66,0 % des sociétés et 47,9 % des entreprises individuelles étaient encore actives cinq ans plus tard, une période qui inclut le Covid.

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